Choisir le grammage de sa microfibre selon la surface

Toutes les microfibres se ressemblent au premier coup d’œil. Pourtant, entre une lavette à 220 g/m² et un bandeau à 400 g/m², ni le geste ni le résultat ne sont les mêmes. Le grammage — la masse de textile par mètre carré — est le premier critère à regarder.
Ce que mesure le grammage
Il exprime la densité de matière, donc la quantité de fibres disponibles pour capter la poussière et retenir l’eau. Plus le grammage monte, plus la lavette absorbe et plus elle décolle les salissures grasses ; mais plus elle est lourde, plus elle sèche lentement et plus elle coûte cher.
Les trois familles utiles
- 220 à 250 g/m² — vitrerie, inox, miroirs et finition. Peu de matière, séchage rapide, aucune trace. C’est la fibre du lustrage, pas du décrassage.
- 280 à 320 g/m² — le tout-venant : bureaux, mobilier, sanitaires, plans de travail. Le meilleur compromis absorption / maniabilité, et de loin le plus vendu.
- 350 à 400 g/m² — dégraissage, sols, cuisines, absorption de liquides. La fibre mord la salissure incrustée mais devient lourde une fois chargée d’eau.
Le grammage ne fait pas tout
À poids égal, une microfibre tricotée (bouclée) absorbe davantage qu’une tissée, plus lisse et plus adaptée au vitrage. Regardez aussi le taux de fibres divisées : c’est le splittage du filament polyester/polyamide qui crée les micro-canaux capillaires. Un ratio 80/20 est plus performant et plus durable qu’un 100 % polyester bon marché. Enfin, un bord surfilé tient bien plus de cycles de lavage qu’un bord simplement coupé.
À retenir
Vitres et finition : 220-250. Surfaces courantes : 280-320. Sols et dégraissage : 350-400. Vérifiez ensuite le tricotage, le taux de fibres divisées et la finition des bords — ce sont eux qui décident du nombre de lavages que la lavette encaissera.
