Panneaux « sol glissant » : où les poser et combien il en faut

Le panneau « sol glissant » est l’équipement le moins cher du chariot et celui qui évite les incidents les plus coûteux. Encore faut-il le poser au bon endroit, en bon nombre, et le retirer au bon moment.
Ce qu’il signale vraiment
Le pictogramme normalisé — un personnage qui glisse dans un triangle jaune à bordure noire — correspond au symbole d’avertissement de la norme ISO 7010. Un panneau lisible à 5 ou 6 mètres, sur fond jaune, reste identifiable même sans lire le texte, ce qui compte dans un établissement recevant du public multilingue.
Où le poser
La règle est simple : le panneau doit être visible avant que la personne n’entre dans la zone humide, pas au milieu. Concrètement, on en pose un à chaque accès de la zone traitée — les deux extrémités d’un couloir, la sortie d’un escalier, le débouché d’un ascenseur, le seuil d’une porte battante.
Combien il en faut
Comptez un panneau tous les 8 à 10 mètres dans un couloir long, et un par accès quel que soit le linéaire. Un hall d’entrée avec trois issues demande trois panneaux, même si la surface mouillée est petite : c’est le nombre d’accès qui commande, pas la surface. En escalier, un panneau en haut et un en bas.
Panneau, cône ou barrière ?
Le panneau en A (deux faces) est le standard : il se replie à plat sur le chariot. Le cône tient mieux dans les courants d’air et sur les zones de passage de chariots. La barrière extensible s’impose quand il faut réellement interdire l’accès — décapage, sol détrempé, travaux — car un panneau signale sans empêcher.
L’erreur classique
Laisser le panneau en place une fois le sol sec. Un panneau permanent perd tout effet d’alerte : les usagers cessent de le voir et l’ignorent le jour où le sol est réellement glissant. Le retrait fait partie de la prestation, au même titre que la pose.